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VACCINS

Pas de vaccin obligatoire, sauf fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de zones infectées. Dans ce cas, la vaccination doit être faite au moins 10 jours avant le départ pour une primo–vaccination. Elle prend effet immédiatement pour une re-vaccination.

VACCINS CONSEILLÉS

Il faudra, comme pour tous les voyages (et, peut–être, plus encore ici qu´ailleurs), vérifier qu'ont été faits, en l'absence d'immunité connue, les vaccinations (ou leurs rappels) contre:

  • Diphtérie,
  • Tétanos,
  • Poliomyélite,
  • Hépatites A et B,
  • la Coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France et Belgique, justifie la vaccination pour tout voyage).

Il est, en outre, souhaitable (car il s'agit souvent de voyages « difficiles ») d'être immunisé contre

  • la typhoïde (fièvre typhoïde),
  • méningite A+C (en période épidémique),
  • la rage,
  • l'encéphalite japonaise (plus rare ; en cas de séjour prolongé en zone rurale, basse altitude, en période de mousson).

PALUDISME

Rappelons que, le paludisme ne sévissant pas au–dessus de 1 800 m, les alpinistes ne seront pas concernés par ce chapitre. On sera moins catégorique pour les trekkeurs, dont les randonnées empruntent parfois des vallées où le risque peut être présent (dans le Teraï, en particulier). 
Comme partout en zone impaludée, la prévention passera d'abord par une protection contre les moustiques : utilisation de répulsifs efficaces, port de vêtements longs et couchage sous des moustiquaires imprégnées. Ces précautions vous protègeront également contre d´autres insectes. 
Là où il peut être présent (dans la région très touristique du Teraï, encore une fois) le parasite est résistant à la Nivaquine (groupe 2) : un traitement préventif par Savarine ou Malarone est souhaitable.

AUTRES RISQUES

Les risques alimentaires sont fréquents pendant les treks, au cours desquels boire abondamment est une nécessité absolue. Hormis l'eau bouillie et l'eau en bouteille, toute autre eau sera désinfectée avant consommation sinon vous pourrez boire du thé. Respectez les règles habituelles de l´hygiène alimentaire : lavage des mains, aliments cuits et chauds… L'hygiène corporelle, en particulier des pieds, est, bien sûr, capitale.

L´altitude est le risque principal auquel vous serez confrontés.

Il nous parait indispensable d´insister sur les risques de la haute montagne. Il faut savoir qu'un trek au Népal (sans parler d´une ascension du « Toit du monde ») constitue souvent un réel effort physique et qu'au–delà de 3 000 m, il est important de tester votre capacité. Plus que les examens classiques (électrocardiogramme, radiographie pulmonaire), qui ne révèleront que des contre–indications relatives, il peut être utile de faire évaluer, dans un centre spécialisé, la résistance de l'organisme à la baisse de la pression d'oxygène rencontrée en haute montagne (test à l'hypoxie).

La sensibilité au mal des montagnes est individuelle : elle n'est pas fonction du degré d'entraînement, ni de la condition physique. Elle peut être répétitive pour un même sujet à une même altitude. Elle semble être dépendante de facteurs constitutionnels, encore mal définis. 
La prévention du mal aigu des montagnes passe par certaines règles

  • d'abord avoir en tête que, dans l'Himalaya, l'altitude n'est pas comparable à celle des plus hauts massifs alpins (les camps de base y sont installés plus haut que les plus hauts sommets européens)
  • s'acclimater, en séjournant quelques jours à une altitude intermédiaire ;
  • entre 3 500 et 4 500 m, l'ascension ne doit pas excéder 500 m par jour ; le bivouac devra, chaque fois que c´est possible, être installé moins haut que l'altitude atteinte dans la journée.
    Dès les premiers signes de mal des montagnes (maux de tête, nausées, fatigue intense, vertiges), il faut arrêter la montée, traiter les symptômes, boire abondamment et, en cas de persistance, ne pas hésiter à redescendre.
    L'apparition de ces signes doit être considérée comme une alerte et imposer l'arrêt immédiat de l'ascension et la redescente, sous peine de voir s'installer des complications que seraient l'œdème pulmonaire et l'œdème cérébral de haute altitude. Les traitements préventifs (acétazolamide et inhibiteurs calciques) pourront être conseillés par le spécialiste, avant le départ. Les traitements (dexaméthasone, caisson hyperbare portable) ne seront utilisés que par des coéquipiers qualifiés (guide secouriste ou médecin).

L'altitude expose à 3 autres risques :

  • le froid et le vent, responsables de gelures et d'hypothermie;
  • les chutes, responsables de fractures ou d'entorses ;
  • le soleil, dont vous devez savoir vous protéger ; tant du rayonnement direct (crèmes à très haut indice de protection, supérieur à 40), que de la réverbération (port de lunettes de type « intégral», protection 4, filtration UV et Infrarouge 100%).

Vous trouverez dans les pages ci-dessous des informations utiles quand a votre trek:

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